Invités

DIDIER DELPEUX
CHRISTOPHE SWITZER
JEAN-CHRISTOPHE BOUCHER
JEAN PAUL SCHMITT
Guy Chapouillié
CHRISTIAN ROUAUD
COLLECTIF ACCUEIL MIGRANTS
JEAN BAPTISTE GILLET
WALID MATTAR
PHILIPPE REBBOT
RICHARD BARRAS
MARC JEDLICZKA
MONTS ET ENERGIES
VINCENT GAULLIER
IRENE BELLIER
JEAN PIERRE ALDEGUER
ASSOCIATION PALENQUE
HONORINE PERINO
JEAN-YVES POINT
JEANNOT OREGLIA
JULIEN HERY
MARIE PAULINE TACHON
ANNE LIGER
MATHIEU RAZY
GERARD BAZIN
ROGER SICAUD
JEAN LUC CHEVE
THIERRY DUCROIX
ANTOINE MELCHIOR
ISABEL CLAUS / GUILLAUME ROBERT
EMMA BAUS

DIDIER DELPEUX

ARTISTE EN RESIDENCE SUR LA DUREE DU FESTIVAL - PLASTICIEN SCULPTEUR


 

 

Mes œuvres tentent d’être une synthèse d'un constat surprenant unissant une forme d'immuabilité et d'une fuite perpétuelle de notre état.

 

De cette idée que loin de régler nos problèmes, nous les fuyons, par le changement du « décor ». Nous entraînons dans un maelstrom de plus en plus rapide notre immobilisme

 

Mon parti prit esthétique singe l’industrie et ses méthodes. Je pense en particulier au matériel agricole, surtout celui des élevages d’animaux. La simplicité des formes dues aux besoins conjugués d’une solide efficacité pérenne et d’une économie des moyens mis en œuvre régissent le résultat plastique de l'objet.

 

Mes choix de sujet sont souvent pris sous la double égide du tragique et du rire, en ce point équidistant, où je crois trouver la source primordiale de notre humanité.

 

Certains y verront critique sociale, c’est beaucoup trop moralisateur pour mon état de sculpteur, il s’agit plutôt « d’enfermer »  des parcelles de cette comédie humaine chère à Balzac.

 

 

Mes travaux sont souvent mobiles par mécanisation et bruyants par rajout (au-dessus des bruits mécaniques) de bandes sonores. Le choix des sons sont à la fois une volonté d’échappatoire offerte aux visiteurs par l’humour et l’affect positif, mais aussi, et de façon contradictoire, un renforcement du tragique par l’apport de candeur dans cet univers bipolaire.

 

Les jeux ou jouets réapparaissent avec régularité dans mon travail, ils me servent de la même façon qu’aux enfants : un outil de préemption sur le monde. Ils servent aussi de solvant au sujets parfois trop douloureux pour être traités tels quels. Mais surtout ils traduisent avec une vérité incontournable : l’enfant permanent que je suis devenu, mouvement dans l’immobilité vous dis-je

 

 

 

Résidence d'artiste du 11 au 26 Août 2017

 

Aprés avoir proposé un projet pour Nannay dans la Nièvre où se déroule tous les ans au mois d'août un festival de cinéma depuis 2000 Didier se voit de réaliser une œuvre sur la durée du Festi’vache

 

A Nannay : La belle

 

Cette installation légèrement précaire est réalisée avec un maximum de matériaux de récupération de ses fondements à son sommet.

 

Des gravats pour socle et des rebuts pour échelons voilà la description succincte de l’objet.

 

A ce moment je précise qu'aucune pensée religieuse n'a généré ce projet.

 

Il n’y pas en haut de l’échelle de paradis, comme pour Jacob, ni sous les décombres de son socle un enfer, en tout cas pas celui géré par un être plus ou moins rouge doté de corne et de queue…

 

Ces échelles sont éminemment humaines réalisées par et pour l’homme, tordues, rapiécées, branlantes, subissant les forces contraignantes de la physique, sortant des méandres de son humanité et se perdant dans les vapeurs de ses velléités spirituelles, le tout mixé avec les objets les plus prosaïques.

 

Je ne vais pas faire ici l’éloge de l’utilité de l’échelle mais plutôt attirer votre attention sur les attributs esthétiques de cet objet coutumier, ses rythmes réguliers son ingéniosité à défier le vide et la hauteur, mais aussi lorsqu’elle est couchée sur le sol à guider le regard d’un point A à un point B sans autre but que ce mouvement des yeux et la gymnastique du cou…

 

 

 

Projet pour le « Festi’vache » 2018 à Saint Martin en Haut

 

« Godard a tout changé dans le cinéma. Mais je ne suis plus du tout d’accord avec lui lorsqu’il dit que le cinéma c’est la vérité 24 fois par seconde. Je crois justement que c’est plutôt le mensonge 24 fois par seconde. » Brian De Palma

 

Le projet que je vais vous proposer ici s’inspire un peu de cette ou plutôt de ces deux affirmations contradictoires (en apparence).

 

Votre festival fait la part belle à la fois au réel (documentaires) et au fictif, cela me semble riche pour construire mon projet.

 

Je crois qu’étonnamment Godard et De Palma ont tous les deux raisons tant la membrane entre le réel et l’inventé est ténu.

 

Toute forme d’art est une possibilité de préhension de ces deux univers que l’on mélange et triture en quantité variable dans chaque œuvre. Ce sera donc mon point de départ.

 

 

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Festi'vache au cinéma Paradiso - place de la Mairie - 69850 St Martin en Haut

programme sur répondeur au 04 78 48 55 09 - Tel 04 78 48 68 07